Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE II. (continued 2)
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Ô Bretagne natale, ô Île maternelle! Comment peux-tu m'être autre chose que chère et sacrée, À moi qui, de tes lacs, de tes collines, De tes nuages, tes vallées paisibles, tes rocs et tes mers, Ai puisé partout ma vie intellectuelle, Toutes les douces sensations, les pensées anoblissantes, Toute l'adoration du Dieu qui est dans la nature, Toutes les choses aimables et honorables, Tout ce qui fait ressentir à notre esprit mortel La joie et la grandeur de son être futur. Il ne vit ni une forme, ni un sentiment dans mon âme Qui ne soit emprunté à ma patrie. Ô divine Et admirable Île! tu as été mon seul Et très magnifique temple, dans lequel Je marche avec respect et chante mes chants austères, Aimant le Dieu qui m'a fait![482]