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Robert Burns. Vol. 2, Les Oeuvres

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE II. (continued 2)

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Une honte pour l'humanité, et un opprobre plus grand Pour la France que toutes ses pertes et ses défaites, Anciennes ou de date récente, sur terre ou sur mer, Est sa maison d'esclavage, pire que celle pour laquelle jadis Dieu châtia Pharaon,—la Bastille! Horribles tours, demeure de cœurs brisés, Donjons, et vous, cages de désespoir, Que les rois ont remplis, de siècle en siècle, D'une musique qui plaît à leurs oreilles royales, Des soupirs et des gémissements d'hommes malheureux, Il n'y a pas un cœur anglais qui ne bondisse de joie D'apprendre que vous êtes enfin tombés; de savoir Que même nos ennemis, si souvent occupés À nous forger des chaînes, sont eux-mêmes libres. Car celui qui aime la liberté ne restreint pas Son zèle pour son triomphe, en deçà De limites étroites; il soutient sa cause Partout où on la plaide. C'est la cause de l'Homme[466].

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