Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.
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«Cher Monsieur, j'étais, je le sais, ivre hier soir; mais je suis sobre ce matin. Après les expressions dont le capitaine Dods s'est servi envers moi, si je n'avais le souci de personne que de moi-même, nous en serions certainement venus, selon les règles du monde, à la nécessité de nous tuer pour cette affaire. Ces mots étaient de ceux qui, je crois, se terminent généralement par une paire de pistolets; mais j'ai la satisfaction de penser que je n'ai pas détruit la paix et le bien-être de ma femme et de ma famille d'enfants dans une bagarre de boisson. Vous savez, de plus, que des rapports qui m'attribuaient certaines opinions politiques m'ont une fois déjà conduit au bord de la ruine. Je crains que l'affaire de la nuit dernière ne puisse être mal représentée de la même façon. Je vous prie de prendre le soin de l'empêcher. Je m'adresse à votre désir de voir Mrs Burns heureuse, pour vous faire accepter la tâche d'aller voir, aussitôt que possible, chacun des messieurs qui étaient présents. Vous leur expliquerez ceci, ou si vous le désirez, vous leur montrerez cette lettre. Qu'était-ce, après tout, que ce toast si blâmable? «Puisse notre succès dans la guerre être égal a la justice de notre cause». C'est un toast auquel le loyalisme le plus rigoureux et le plus fanatique ne peut rien objecter. Je vous demande et vous prie de vouloir bien ce matin voir les personnes qui étaient présentes à cette sotte querelle. J'ajouterai seulement que je suis fâché qu'un homme que j'estimais aussi hautement que M. Dods m'ait traité de la façon dont je suppose qu'il l'a fait la nuit dernière.[1265]»