Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.
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À travers toutes ces péripéties, il continuait son métier d'exciseman. Il le faisait sans goût, mais avec exactitude. Si on excepte l'admonestation relative à ses déclarations politiques, laquelle est tout à fait à part, on ne trouve, dans sa correspondance et dans le minutieux journal de son surveillant Findlater, que trois ou quatre allusions à des observations pour des faits de service. Elles portent sur des négligences futiles et, selon les expressions mêmes du rapport, sur des «inadvertances triviales[1251]». Dans les cas où on a ses explications, celles-ci paraissent probantes[1252]. Deux lettres, en forme de mémoire, adressées, l'une à David Staig[1253], prévost de Dumfries, l'autre à Mr Graham de Fintry[1254], dans lesquelles il propose des améliorations qui doivent conduire à une perception plus exacte de l'impôt ou à des économies, montrent qu'il s'occupait de son administration, en dehors de la routine de son service, et qu'il en connaissait bien le fonctionnement. Ce sont des exposés très courts mais très nets et, il semble, très justes, de points de détails. Ils marquent le jugement qu'il y avait en lui, et ce qu'il aurait pu faire, si sa position avait été plus élevée. Au point de vue strictement professionnel, il est certain que l'Excise ne devait pas compter beaucoup d'employés tels que lui, aussi actifs, aussi intelligents, aussi capables de tact et de fermeté. Il avait d'autant plus de mérite à apporter dans ses fonctions une régularité qui n'était pas dans sa nature, qu'elles lui étaient pénibles et odieuses. De temps en temps, quelques paroles échappées indiquent qu'il continuait à les subir, à son corps défendant, et laissent deviner la discordance qu'il y avait entre cette vie et ses désirs.