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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.

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La misère le poursuivait dans cette dernière retraite de ses embarras et de ses humiliations. La seule nourriture qu'il supportât encore était une sorte de bouillie de farine d'avoine avec laquelle on lui faisait prendre du vin de Porto pour le soutenir. Sa provision de vin s'épuisa; l'aubergiste chez lequel il restait n'en vendait pas. Bien que marchant avec peine, il alla jusqu'à l'auberge du village voisin, et, posant une bouteille vide sur le comptoir, il en demanda une pleine. Quand on la lui eut apportée, il murmura à voix basse à l'hôtelier que «le diable était entré dans sa bourse et qu'il en était le seul locataire[1357].» Puis prenant le cachet de sa montre, il voulut le donner en gage. Le cachet vaudrait maintenant une fortune. Il l'avait fait faire exprès et sur ses indications, c'était un cachet de poète: sur un champ d'azur, un buisson de houx avec les pipeaux et la houlette de berger en sautoir. Une alouette des bois chantait au-dessus, perchée sur un rameau de laurier. Il y avait deux devises: l'une en chef: Notes agrestes des bois; l'autre, en base: Mieux vaut humble buisson que pas d'abri. C'était son blason de noblesse poétique et sa façon de dire qu'il buvait dans son verre[1358]. L'hôtelière, voyant qu'il se préparait à le détacher, frappa du pied avec indignation pour l'en empêcher, et le mari, entrant dans son sentiment de générosité, poussa avec douceur le pauvre poète vers la porte. De plus en plus, il voyait le dénûment s'approcher de lui. Il écrivait à son ami Cunningham:

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