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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.

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Dans cette misère, va et vient, attentive, active et silencieuse, une aimable figure, la dernière des figures de femmes que son souvenir évoquera. C'est une jeune fille de dix-huit ans, une orpheline, la sœur d'un des jeunes confrères de Burns[1350]. Elle s'appelait Jessy Lewars et son nom restera doucement harmonieux dans le langage écossais. Elle habitait presque en face, et voyant l'abandon de cette pauvre demeure, elle traversa la rue. Pendant tous ces longs mois, elle fut l'Ange de la maison. Elle soigna tout le monde avec un dévouement infatigable. Elle fut pour les enfants une sœur aînée, et pour la mère, une jeune sœur. Quant au poète lui-même, elle fut sa dernière vision de grâce et de jeunesse, une présence bienfaisante et consolatrice. Grâce à elle, les nuages menaçants qui l'enveloppaient de toutes parts, ne furent pas sans leur bordure argentée. Un biographe anglais l'a heureusement comparée à la petite fée «qui porta au lit également lamentable de Henri Heine quelques heures d'apaisement.»

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