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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.

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Il semble qu'il en était là. Il avait paru éprouver un mieux pendant les derniers jours de janvier 1796. Une de ses premières visites fut à son endroit favori, la Taverne du Globe. Il en ressortit vers trois heures du matin, en état d'ivresse[1342]. Le froid était intense; l'air glacial le saisit et l'étourdit. Il tomba sous un passage voûté qu'on montre encore, et s'y endormit. L'humidité de l'aube le surprit dans cet engourdissement où le corps n'a même plus la réaction involontaire de la souffrance, et le pénétra. Cet accident fut suivi d'une attaque de rhumatisme qui le retint au lit environ une semaine; après cette rechute, sa maladie renouvelée fit des progrès rapides. «Alors, dit Currie, son appétit commença à décliner, sa main trembla et sa voix faiblit à la moindre émotion ou au moindre effort. Son pouls devint plus faible et plus rapide, et des douleurs dans les articulations et dans les pieds et les mains le privèrent de goûter le rafraîchissant sommeil. Trop découragé et trop au courant de sa situation réelle pour nourrir quelque espérance de guérison, il songeait sans cesse à la désolation prochaine de sa famille, et son esprit tomba dans une continuelle tristesse.» Rien n'est pénible comme de suivre, dans les rares et courtes lettres de cette période, l'envahissement de cette pensée d'une fin inévitable et prochaine. Au mois d'avril, il écrivait à Thomson:

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