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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI.

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On a blâmé Currie d'avoir parlé. C'est à tort, puisque c'était la vérité. Personne ne peut le soupçonner de n'avoir pas aimé le pauvre poète. S'il a mentionné ce point délicat, avec la conscience de sa profession, il l'a, selon sa propre expression, «touché avec tendresse[1335]».Il a fait acte d'honnêteté et de pitié, comme un médecin qui connaît et plaint les misères humaines. C'est surtout dans une biographie comme celle de Burns, qu'il faut de la franchise; ceux qui, par des réticences ou des oublis, la défigurent, la mutilent ou la masquent, lui retirent une partie de son intérêt et de son enseignement. Ils appliquent le mensonge à la mémoire d'un homme qui le détesta et le méprisa par-dessus tout, et qui, avec toutes ses fautes, eut du moins la fierté de ne pas les dissimuler et le courage de les reconnaître. C'est une hypocrisie indigne de ce sincère esprit[1336].

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