Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI. (continued 2)
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La Religion, mon honorée amie, est sûrement une chose simple, puisqu'elle concerne également les ignorants et les savants, les pauvres et les riches. Qu'il existe un Être suprême, incompréhensible, auquel je dois mon existence; que cet Être doive connaître intimement les opérations et le développement des ressorts intérieurs et la conduite extérieure, qui en est la conséquence, de cette Créature qu'il a faite, ce sont là, je pense, des propositions évidentes par elles-mêmes. Qu'il y ait une distinction réelle et éternelle entre le vice et la vertu, et partant que je sois une créature responsable, que, d'après la nature apparente de l'âme humaine aussi bien que d'après l'imperfection évidente, que dis-je? l'injustice certaine de l'administration des choses, à la fois dans le monde moral et matériel, il doive y avoir une scène d'existence rétributive au-delà de la tombe, ce sont là des vérités qui doivent, je pense, être reconnues par tous ceux qui se donnent un instant de réflexion[1374].