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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE VI. (continued 2)

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Son esprit était un de ces esprits bien pondérés qui s'attachent instinctivement au convenable et à la mesure, en toutes choses. Ceux qui l'ont connue, au commencement comme à la fin de sa vie, n'ont jamais remarqué de changement dans ses façons et ses habitudes, sauf peut-être plus d'attention à sa mise et plus de raffinements dans ses manières, qu'elle avait acquis insensiblement par de fréquents rapports avec des familles de la plus haute respectabilité. Dans ses goûts, elle était frugale, simple et pure; elle prenait grand plaisir à la musique, à la peinture et aux fleurs. Pendant le printemps et l'été, il était impossible de passer devant ses fenêtres sans être frappé de la beauté et de la richesse des fleurs qu'elles contenaient; si elle était capable d'extravagance excessive, c'était pour les racines et les plantes des plus belles espèces. Aimant beaucoup la société de la jeunesse, elle se mêlait volontiers à leurs plaisirs innocents et remplissait joyeusement pour eux «la coupe qui égaie et n'enivre pas». Bien qu'elle ne fût ni sentimentale ni «bas bleu», c'était une femme intelligente; elle avait une grande pénétration, discernait admirablement les caractères et faisait souvent des remarques pleines de sens[1412].

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