← Table of contents
Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE V.

Reading edition

Malheureusement il était fermier, et ce site qui l'avait séduit lui ménageait des déboires. Le sol, surtout à cette époque de mauvaise culture, était maigre et difficile. L'exploitation consistait, partie en terres qui s'étendent entre une rivière et les collines et que les Écossais appellent holms, et partie en terres de qualité supérieure qu'ils nomment croft land, et qu'ils fatiguaient alors par des moissons uniformes, sans les réconforter d'engrais ou de fumiers qu'à de longs intervalles. Les premières étaient de marne profonde et donnant du blé; les secondes, de marne et de pierre sur un fond de gravier[934]. Les améliorations successives par lesquelles l'agriculture s'est transformée, les grands travaux de drainage, ont modifié ces terres. Le fermier actuel paie 230 livres là où Burns en payait 50[935]. Mais tout, alors, était à faire. Le propriétaire disait plus tard: «Quand j'achetai ces terres il y a vingt-cinq ans, je ne les avais pas vues. Elles étaient dans le plus misérable état d'épuisement et tous les locataires étaient dans la pauvreté. Vous jugerez du premier de ces faits quand je vous dirai que les avoines, prêtes à couper, étaient vendues 25 shellings l'acre sur les holms. Quand je vins voir mon achat, j'en fus tellement dégoûté pendant huit ou dix jours que j'avais fait le projet de ne plus revenir dans le pays[936].» Burns, lui-même, un jour que la pluie avait lavé un champ d'orge nouvellement semé et passé au rouleau, le comparait à une rue pavée[937].[Lien vers la Table des matières.]

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings