Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE V.
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La construction de sa ferme ne tarda pas à l'absorber. Il en fit lui-même les plans et il en traça les fondations. Lorsqu'il posa la première pierre, il se découvrit, et pria que la maison qui devait abriter ses jours futurs fût bénie[945]. Peut-être des visions de contentement et de paix domestiques s'offrirent-elles à lui, et rêva-t-il, pour le foyer qui allait s'édifier, des samedis soirs pareils à celui qu'il avait chanté. Il surveilla lui-même les travaux, aidant à rassembler les pierres, à chercher le sable, à voiturer la chaux, donnant parfois un coup de main ou un coup d'épaule aux ouvriers. «Quand il voyait que nous ne pouvions pas venir à bout d'une grosse pierre, disait l'un d'eux, il criait: «Attendez un peu!» et il accourait. Nous nous apercevions bientôt qu'il était là. Je n'ai jamais vu son pareil pour soulever un poids[945].» La maison arrivée à hauteur des fenêtres, il envoya à Dumfries chercher du bois pour les linteaux. Tous les charpentiers se pressèrent autour du messager pour voir l'écriture du poète. «C'est par de pareilles touches, dit Allan Cunningham, que se traduit l'admiration d'un pays[945].»