Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE V.
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La vie qu'il allait mener pendant quelques mois n'était pas pour chasser ces sombres humeurs. Afin de surveiller les travaux, il avait voulu se loger près de sa future ferme. Il n'avait trouvé qu'une misérable chaumière enfumée et délabrée. «Je me souviens bien de la maison, dit Allan Cunningham, le plancher était d'argile, les chevrons couverts de suie; la fumée du foyer sortait épaisse par la porte et la fenêtre, tandis que le soleil, qui faisait effort pour pénétrer par ces ouvertures, produisait une sorte de crépuscule. C'est là que tous ceux qui avaient la curiosité ou le goût de le voir, le trouvaient avec une table, des livres, des plans devant lui, tantôt en train d'écrire des lettres sur la contrée et les gens, parmi lesquels il était tombé comme une pierre lancée par une fronde; tantôt donnant audience aux ouvriers qui étaient occupés à creuser les fossés ou les fondations; et quelquefois aussi en train de donner un coup de brosse à une vieille chanson[942].» «La cabane où je m'abrite, écrivait-il lui-même, est ouverte à toutes les rafales qui soufflent et à toutes les averses qui tombent; je ne puis m'y défendre de mourir de froid qu'en étant suffoqué de fumée[943].»