Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE V. (continued 2)
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Son désir d'être utile ne se confinait pas à ses relations particulières. Il avait une bonne volonté plus générale. Elle s'était traduite par une entreprise bien curieuse pour cette époque. Avec un propriétaire voisin, le capitaine Riddell, l'héritier du sifflet, il avait créé, en pleine campagne et il y a cent ans, ce qui commence seulement à fonctionner chez nous: une bibliothèque populaire circulante[1118]. Il s'y était donné tout entier et il en était la cheville ouvrière. «Mr Burns a été assez bon pour prendre sur lui toute la charge de cette petite affaire. Il était le trésorier, le bibliothécaire et le censeur de cette petite société qui conservera longtemps le souvenir reconnaissant de son dévoûment public et de ses efforts pour ses progrès et son instruction[1119].» Lorsque sir John Sinclair entreprit son grand travail du Statistical Account of Scotland, Burns lui-même lui envoya un compte rendu de cette louable tentative. Il en ressort nettement que l'idée de la bibliothèque était inconnue et qu'il s'agissait bien d'une innovation. C'est d'ailleurs une belle lettre, claire, pratique, et par endroits éloquente. La haute intelligence de Burns avait anticipé un des moyens les plus actifs de l'éducation populaire; il en expose les avantages, sans déclamation, dans des termes dont la modération et la justesse ne sont pas moins remarquables que la hauteur. Sûrement, on ne dit pas mieux aujourd'hui sur ce sujet.