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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Ces appréciateurs, d'un goût si poli qu'il en était aminci, trouvaient des objections, discutaient les expressions, proposaient des réticences, des adoucissements, des retranchements. Lui, bondissait, se révoltait, discutait, défendait son terrain. «J'ai l'avis de quelques très judicieux amis parmi les litterati d'ici; mais, avec eux, je trouve parfois nécessaire de revendiquer le privilège de penser pour moi-même[586].» Quand il était trop pressé il se rendait, mais malgré lui, en murmurant tout bas. Un jour qu'il avait sacrifié deux de ses plus jolies chansons, il écrivait: «Je puis à peine m'empêcher de verser une larme sur la mémoire de deux chansons qui m'ont coûté quelque travail et que j'estimais assez; mais je dois me soumettre». Et deux lignes plus loin, après avoir parlé d'autre chose, il y revenait: «Mes pauvres infortunées chansons me repassent dans la mémoire. Maudit soit la pédante et frigide âme de la critique pour jamais et jamais[587]». Il est probable que, dans ces discussions avec ces connaisseurs trop raffinés, c'était lui qui avait raison le plus souvent. Cela semble ressortir de quelques passages de sa correspondance qui touchent à ce point. Son génie était trop vigoureux pour leur goût.

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