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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Quand on s'était dégagé de la première confusion et que l'œil commençait à classer ce qui l'avait frappé, on voyait que la ville se composait principalement d'une longue rue sinueuse, irrégulière, rapide, bâtie sur l'échine abrupte d'un long dos de terrain, qui descend du rocher jusque dans la plaine et qui a fait comparer la ville à un dragon. À droite et à gauche, sur les deux parois de l'arête centrale, dévalaient les ruelles obscures, profondes et escarpées qu'on appelait des wynds; leur enchevêtrement était inextricable. Mais cette rue unique se termine à une de ses extrémités par le château d'Édimbourg et à l'autre par le palais d'Holyrood. Et entre ces deux monuments que de spectacles et de souvenirs! Walter Scott dit que l'histoire d'Édimbourg serait l'histoire abrégée de l'Écosse[378]. On peut ajouter que l'histoire de la High street serait l'histoire d'Édimbourg. C'est dans cette rue que se sont accomplis ses grands événements et qu'ont passé ses grands personnages. On rencontre à chaque pas la trace des drames politiques et religieux d'autrefois. Descendre cette rue, c'est parcourir les annales de l'Écosse. Et au moment où Burns visite la vieille ville, ces souvenirs sont encore complets, car aucun des vieux bâtiments qui les font vivre n'a été démoli.

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