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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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La première fois qu'il entra dans un salon, on dut regarder avec curiosité ce jeune paysan, déjà un peu voûté par l'effort, comme le laboureur de Virgile qui pèse sur la charrue. Un de ceux qui l'examinèrent avec le plus d'intérêt a conservé l'impression de sa première apparition. «Sa personne, quoique forte et bien prise et de beaucoup supérieure à ce qu'on pouvait attendre chez un laboureur, était un peu lourde de dessin. Sa stature semblait moyenne bien qu'elle fût plus grande, parce qu'il ne se tenait pas droit. Son visage n'avait pas cette forme élégante qui est fréquente chez les classes supérieures; mais il était viril et intelligent, marqué par une gravité pensive qui s'assombrissait jusqu'à la dureté. C'est dans son large œil noir qu'était la marque la plus frappante de son génie. Il était plein de pensée et donnait l'idée qu'il aurait été, s'il avait appartenu à quelqu'un qui s'en serait servi avec art, un puissant moyen d'expression[538]». C'était cet éloquent œil noir qui frappait tout le monde. Quand on l'avait vu, il était impossible de l'oublier. «Il y avait sur tous ses traits une forte expression de bon sens et de pénétration, dit Walter Scott, l'œil seul je crois, indiquait un caractère et un tempérament poétiques. Il était large et d'une teinte sombre qui flamboyait (je dis littéralement flamboyait) quand il parlait avec sentiment ou intérêt[539]».

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