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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Si l'on veut achever le tableau de la vie sociale d'Édimbourg dans les vingt dernières années du XVIIIe siècle, il faut ajouter à cette aristocratie de l'esprit et du savoir, puisée au plus profond du peuple, l'aristocratie de naissance et de fortune. Presque toutes les vieilles familles avaient leur hôtel ou leur maison à Édimbourg et y venaient résider l'hiver. Par suite de l'esprit familial qui anime l'organisation par clans, et de l'esprit démocratique qui domine dans le système presbytérien, la noblesse n'était pas très séparée des autres classes. Le haut du pavé appartenait peut-être à la distinction intellectuelle et en tout cas les savants étaient les égaux des nobles. «La supériorité d'Édimbourg, disait Jeffrey, est due en grande partie à la combinaison cordiale des deux aristocraties du sang et des lettres[529].» Des hommes comme Henry Erskine, Dugald Stewart, John Playfair, qui unissaient l'élégance des façons à la culture de l'esprit, et dont quelques-uns appartenaient à l'ancienne noblesse, servaient de traits d'union entre les deux classes et régnaient des deux côtés.

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