Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.
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Et il est impossible de ne pas songer qu'aux pieds de cette génération si puissante en grandissait une autre, destinée à la remplacer et à l'égaler. Walter Scott était alors un adolescent d'une quinzaine d'années, un peu boiteux, qui aimait déjà à errer dans les ruelles d'Édimbourg. Parmi les gamins qui, chaque matin, s'en allaient à la High School, dans le costume que l'époque trouvait joli pour les enfants, en culottes courtes, en gilet et en veste brillants, couleur bleu de ciel, vert d'herbe ou écarlate[523], se trouvait presque toute la rédaction de la Revue d'Édimbourg. Le futur lord Cockburn, dont les livres charmants nous fournissent les matériaux les plus heureux et les plus pittoresques de cette étude, avait sept ans; Francis Horner, l'économiste et l'homme d'état mort trop jeune, lord Brougham, l'orateur et le ministre fameux, en avaient huit; James Moncreiff, le juge, en avait dix; sir Charles Bell, le médecin, dont son biographe français a dit que «sa découverte sur les fonctions du système nerveux est le fait le plus important dont la science ait l'obligation aux physiologistes de la Grande-Bretagne depuis la doctrine de Harvey sur la circulation du sang[524]» avait douze ans; Francis Jeffrey, le fameux critique de la Revue d'Édimbourg, en avait treize.