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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Au bout de quelques jours, Burns commença à se rappeler dans quel dessein il était venu à Édimbourg. Il n'avait pas de lettres de recommandation, mais il connaissait, pour lui avoir été présenté en Ayrshire, M. Dalrymple d'Orangefield, homme généreux, au cœur chaud, ami de Ballantine d'Ayr. Il alla le voir et Dalrymple entreprit aussitôt de le protéger. «J'ai rencontré dans M. Dalrymple d'Orangefield ce que Salomon appelle avec emphase «un ami qui s'attache plus fort qu'un frère[485]». M. Dalrymple le présenta à deux hommes de première situation, et les mieux faits pour lui faire ouvrir toutes les portes, l'un de la noblesse, l'autre de la société littéraire d'Édimbourg. Le premier était le comte de Glencairn, auquel Burns voua un véritable culte qui ne se démentit jamais. C'était un homme dont la beauté physique était l'expression d'un caractère sans reproche. «Le noble comte de Glencairn m'a pris par la main aujourd'hui et s'est intéressé en ma faveur, avec une bonté digne de l'être bienfaisant dont il porte si noblement l'image. Il est une plus forte preuve de l'immortalité de l'âme que toutes celles que la philosophie a jamais proposées; une âme comme la sienne ne peut mourir[486]». Ailleurs il l'appelle «un homme dont je me rappellerai les vertus et la bonté fraternelle envers moi, au delà de tous les temps[487]». L'autre protecteur était le fameux avocat Henry Erskine, le doyen de la faculté des avocats, d'une éloquence incomparable, d'un charme social, d'une sûreté de commerce, qui le faisaient aimer et respecter partout. Ces deux connaissances furent vite faites et leur effet fut très rapide, car le 7 Décembre, dix jours seulement après son arrivée à Édimbourg, le poète pouvait écrire:

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