Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.
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Dans l'après-midi, les dames font leur apparition dans leurs toilettes claires, pompeuses et compliquées, avec leurs longs corsages en pointe, leurs hautes coiffures et leurs vastes jupes de soie de France, brochée de fleurs de couleur ou ramagée d'or et d'argent[466]. Celles qui vont à pied portent sur leur bras la traîne de leurs robes[467], car les rues d'Édimbourg ne sont pas faites pour être balayées avec de la soie. Beaucoup passent dans des chaises à porteurs tenues par des laquais en livrée ou par des porteurs qui viennent tous des Hautes-Terres. C'est, avec la garde civique, le monopole des Gaëls[468]. Quelques grandes dames même vont en carrosse, bien que ce soit maintenant un problème pour les archéologues que de savoir comment une voiture passait dans ces ruelles. D'ailleurs les distances sont si courtes, qu'on pourrait renouveler la plaisanterie qu'on faisait sur la comtesse de Galway, quand elle allait en voiture pour rendre visite à lady Minto: «Quand mylady montait dans son carrosse, les nez de ses chevaux étaient déjà à la porte de lady Minto[469]». À cette heure-ci, les dames vont faire des visites ou prendre le thé chez leurs amies.