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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Ce sont d'abord les allées et venues du matin, les courses et les causeries des servantes. Vers midi, on voit les hommes d'affaires et de loi sortir de la Parliament House et se diriger par groupes vers les tavernes pour y prendre leur méridien. C'est généralement un verre d'eau-de-vie et une grappe de raisins secs qu'on demande sous la forme métaphorique «un coq froid et une plume[462]». De une heure à deux, tout le monde se réunit, dans le High Street, à l'endroit où était autrefois la croix d'Édimbourg[463]. On y bavarde; on y apporte et on y colporte les nouvelles de la ville; l'homme d'affaires y cause d'intérêts; l'homme de loi y rencontre ses clients; le beau, en gilet d'écarlate, en manteau et en cravate de dentelle, souliers à boucles, perruque à bourse et tricorne, y vient étaler sa toilette[464]. Il attend le moment d'aller à l'Assemblée. On se presse au milieu de la rue, bien qu'à deux pas le Parliament close, une place avec sa belle statue équestre de Charles II, reste déserte. «La compagnie ainsi rassemblée est régalée d'airs variés, joués sur un carillon placé dans un clocher voisin. Comme ces cloches sont bien accordées et que le musicien, qui reçoit un salaire de la ville, en joue assez bien, ce divertissement est réellement agréable et très nouveau pour les oreilles d'un étranger[465]». C'est du clocher de St.-Giles que ce carillon tombe sur toutes ces conversations.

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