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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Quand il arriva auprès de la pierre sacrée, il implora le ciel pour son pays. «Il y a deux heures, j'ai dit une fervente prière pour la vieille Calédonie au-dessus du trou dans la pierre de schiste bleu où Robert Bruce fixa son étendard royal sur les bords du ruisseau de Bannockburn.[752]» Toute cette journée est chaude et enthousiaste. Les jeunes cordes de son cœur se sont remises à vibrer. Ces heures passées sur le champ de Bannockburn ne furent point perdues. Il n'en sortit rien sur les lieux mêmes. Mais elles demeurèrent dans son âme, se mêlèrent à elle, attendirent dans une fécondation latente. Plus tard, le moindre choc, une minute propice, un rien, les réveilla et elles donnèrent l'admirable Ode de Bruce à ses soldats. John Barbour raconte que, avant la bataille, Bruce fit proclamer que, si quelques-uns n'étaient pas résolus à vaincre ou à mourir avec honneur, ils avaient liberté de quitter l'armée. Mais les soldats poussèrent un grand cri et répondirent d'une voix qu'ils voulaient attendre l'ennemi[753]. Ce moment frappa Burns et lui inspira une ode qui restera comme l'expression lyrique de cette victoire.

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