Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.
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Encore si tous ces tiraillements ne représentaient qu'un peu d'ennui et pas mal de temps perdu. Le plus grave était une suite de repas, un tourbillon de déjeuners, de dîners, de festins, dans une cohue d'amphitryons qui changeaient jusqu'à trois fois par jour. À Kelso, à Dunse, le club des fermiers lui offre un banquet[700]; on imagine, d'après ce qu'on sait des dîners de professeurs et de clergymen, ce que devaient être ceux de fermiers riches, de gentilshommes campagnards. Walter Scott, qui avait pourtant une tête de fer, en sut quelque chose plus tard, quand il parcourut ce pays pour y faire ses recherches. Que dans ces agapes plantureuses Burns se soit laissé aller, que les fêtes lui aient monté à la tête, c'est une chose manifeste. Eh dehors de son journal, on n'a guère de lui, pendant ces jours-là, que deux ou trois billets et une seule lettre; on comprend qu'il n'avait pas le temps d'écrire. Dans un de ces billets écrit le 17 mai, un jour qui, si on se reporte à son journal, semble avoir été des plus calmes, il dit: «Je vous écris ceci, étant complètement gris, par conséquent ce doit être les sentiments de mon cœur[701]»; et dans la lettre écrite le 31 mai, à son arrivée à Carlisle: «J'avais commencé à vous écrire une longue lettre, mais Dieu me pardonne, je me suis si notoirement encrapulé aujourd'hui après dîner, que je peux à peine me traîner ça et là[702].» Il faut noter avec tristesse ces confessions; ce sont les premiers parmi ces aveux d'ivresse qui deviendront plus fréquents. Hélas!