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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Ainsi, de toutes parts, de ces cent ruelles et allées pendues aux flancs de la Grande-Rue, avec les noms historiques des Dundas, des Beaton, des Kennedy, des Grant, des Lockhart, des Lovat, des Leven, de tant d'autres, la mémoire des temps passés sort des pierres: les luttes religieuses, les rivalités seigneuriales, les querelles et les vengeances des familles, les coups de force, les meurtres, les enlèvements, les séditions, les passages d'armées, depuis les ans où les Édouard anglais montaient vers le château avec leurs lourds chevaliers jusqu'au moment récent où le prétendant Charles-Édouard entra dans la ville à la tête de ses sauvages highlanders et où le duc de Cumberland y passa avec ses dragons. Ces derniers faits sont, en 1786, un souvenir tout poignant: maints témoins, maints acteurs de ces scènes vivent encore. «Dans la vieille ville, dit un historien d'Édimbourg, il n'y a pas une rue où le sang n'ait été répandu à mainte reprise, soit par suite de guerre ou de tumultes locaux; car c'est l'Édimbourg des jours où l'épée n'était jamais dans le fourreau et où régler une querelle à la mode d'Édimbourg était un proverbe européen[399]».

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