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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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De beaucoup la plus large place en ces pages est prise par de vulgaires récits d'amourettes, pas même d'amourettes, d'intrigues ébauchées, de flirtages d'une demi-journée. C'est presque uniquement un jeu égoïste qui s'amuse, pour la distraction d'un soir, à jeter un peu de trouble dans le cœur et le souvenir de petites provinciales éblouies. Il sait qu'il ne les reverra plus le lendemain. Qu'importe? Il ne résiste pas à la tentation. On dirait qu'après la contrainte d'Édimbourg, son cœur, heureux de se sentir les coudées franches, ait eu besoin de prendre à tort et à travers ses ébats. «Mon cœur se dégèle et se fond en plaisir, après avoir été si longtemps gelé dans la baie de Groenland de l'indifférence, au milieu du bruit et de la sottise d'Édimbourg[678]». Il se trouvait au milieu de demoiselles, de bourgeoises de petites villes, de filles de gros fermiers, avec lesquels sa situation nouvelle le mettait de plain-pied. Il se sentait à l'aise, reprenait son assurance, ses procédés habituels de galanterie, retrouvait presque ses succès de village. Dès qu'il touche à cette veine il est intarissable.

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