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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.

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Ainsi, au moment même où Burns visitait les Borders, il y avait là une masse de poésie agissante, vivante, non seulement capable de réjouir, de consoler des milliers d'âmes simples et de mettre des instants de beauté ou de pitié dans des bergers, des filles de ferme, des gardeurs de vaches, des laboureurs, mais encore elle était occupée à former la chaîne et la trame d'âmes d'élite, qui déclarèrent ensuite qu'elles n'avaient rien en elles de meilleur que ces premiers souvenirs. Cette poésie personne encore ne l'avait recueillie. Une douzaine d'années plus tard, on allait voir un homme infatigable, tantôt à cheval, tantôt dans un phaéton construit exprès pour pénétrer dans des endroits qui n'avaient jamais vu de voiture[669], on allait voir cet étrange voyageur parcourir le pays en tous sens, s'enfoncer au fond des vallées invisitées, faire chanter les fermiers à la fin de repas où il leur tenait tête, demander aux vieilles gens décrépites un effort de mémoire et de faire revivre un instant les chansons qui les avaient bercées jadis, aller trouver les bergers, réunir de tous côtés des strophes, des fragments, des ballades, des chansons, et faire un trésor de cette poésie répandue et anonyme. C'était Walter Scott. Les deux premiers volumes de la Poésie populaire des Borders furent publiés en 1802.

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