Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.
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Celui qui d'une main terrestre aspire, confiant et hardi, À tenir la harpe aérienne des anciens bardes, À couronner son front de la couronne sacrée de lierre, Et à mener le chœur plaintif des morts, Que celui-là, au pied des peupliers, éparpille chaque nuit Les feuilles pointues du saule d'un glauque pâle, Qu'il évite de lever les yeux, obstinément détournés, Quand autour de lui s'épaississent les soupirs de fantômes invisibles Et que sur sa tête solitaire, comme des abeilles en été, Les feuilles mues d'elles-mêmes tremblent sur les arbres. Quand les premiers rais du matin tombent tremblants sur la rive, Alors c'est le moment d'étendre sa main audacieuse, Et d'arracher au pâle peuplier incliné La harpe magique de l'ancienne vallée de la Teviot[668].