Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 3)
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En même temps et comme pour se mettre en règle de tous côtés, il partagea avec Gilbert ce qui lui restait de son édition d'Édimbourg. Gilbert luttait désespérément contre la ruine. «Je m'interposai entre mon frère et le sort qui le menaçait[919].» Il lui donna une somme de 180 livres. C'était, dit Chambers[920], «à peu près la moitié du capital qu'il possédait lui-même et que, selon toute vraisemblance, il devait jamais posséder.» Il fit cela simplement et franchement. «Je ne m'en fais aucun mérite, car c'était pur égoïsme de ma part. J'avais conscience que le mauvais plateau de la balance était lourdement chargé, et je pensais que mettre dans l'autre plateau, en ma faveur, un peu de piété filiale et d'affection fraternelle pourrait aider à arranger les choses le jour de la grande reddition de comptes[921].» Il fut entendu que c'était un prêt sans intérêt, qui équivalait à un don. Et en effet la somme ne fut remboursée par Gilbert aux enfants de son frère que vingt-quatre ans après la mort du poète[922].