Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 3)
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L'entrevue fixée dans la lettre eut lieu le 22 mars, dans la maison de Clarinda. Ce fut probablement la dernière rencontre des deux amants, «Il faut en croire le poète, dit ironiquement Scott Douglas[907], quand il dit que l'Honneur, l'Innocence et la Religion furent les témoins et les protecteurs de leur bonheur». L'ironie est injuste. Il est étonnant que ce chercheur si soigneux et si sagace ne se soit pas rappelé le passage d'une lettre qu'on verra plus tard, écrite par Burns à Clarinda, et qui prouve que celle-ci sut imposer jusqu'au dernier moment, à cet homme emporté, la réserve et le respect[908]. Ces adieux remuèrent profondément Burns. «Pendant ces huit derniers jours, écrivait-il le lendemain de son départ, j'ai eu positivement la tête égarée[909]». Malgré d'éloquentes promesses de constance, cet éloignement était triste parce qu'il était difficile qu'il ne fût pas définitif. Au milieu de leur volonté et de leur espérance de rester l'un à l'autre, les deux amants pouvaient-ils ne pas sentir que la vie les reprenait, les séparait, les entraînait loin l'un de l'autre?