Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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«Je vous ai parlé de cet ami particulier; il a été, pendant quatre ans, celui à qui je me suis confiée. Il est très digne et répond exactement à votre description dans «l'épître à J. S.[870]» Alors que j'avais à peine un ami qui se souciât de moi à Édimbourg, il m'accueillit. Je vis, trop tôt, que c'était chez lui un sentiment plus ardent; peut-être une légère contagion en fut-elle le résultat naturel. Je vous ai raconté la circonstance qui contribua à effacer en moi cette tendre impression; mais je m'aperçois (bien qu'il ne m'en parle jamais) je vois à toute occasion que, de son côté, sa faiblesse persiste encore. Je l'estime comme un ami fidèle; mais je ne saurais ressentir davantage pour lui. Je crains qu'il n'en soit pas convaincu. Il ne voit aucun autre homme qui soit à moitié aussi souvent avec moi que lui-même, et en tout cas il croit que je n'ai de partialité pour personne. Je ne puis supporter de tromper quelqu'un sur un point si délicat, et je suis chagrinée qu'il donne asile à un attachement que je ne pourrai jamais payer de retour. J'ai la pensée de lui avouer mon intimité avec Sylvander; mais mille choses m'en empêchent. Je serais poursuivie par la jalousie «ce monstre aux yeux verts», et je crains en outre que cela ne blesse son repos. C'est une affaire délicate. Ô Sylvander, je ne puis supporter de faire de la peine à qui que ce soit, encore moins à un homme qui m'entoure des attentions d'un frère[871].»