Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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Il n'y a pas un sentiment dans votre chère dernière lettre qui ne doive rencontrer l'approbation de tous les esprits justes, sauf un seul, «que je peux disposer de mon cœur, de mes plus tendres désirs». Il est vrai qu'ils ne sont pas, qu'ils ne sauraient être placés sur celui qui aurait dû les posséder, mais dont la conduite (je n'ose pas en dire davantage contre lui) les lui a justement fait perdre. Mais n'est-ce pas être trop près d'enfreindre les obligations sacrées du mariage que d'accorder son cœur, ses souhaits et ses pensées à un autre? Quelque chose, dans mon âme, me murmure que cela approche du crime. J'obéis à cette voix. Laissez-moi mettre tous les sentiments affectueux dans le lien permis de l'Amitié. S'ils sont accompagnés d'une ombre de sentiment plus tendre, qu'ils soient versés dans le sein d'un Dieu miséricordieux! Si l'aveu de mon amitié la plus ardente, la plus sincère, ne vous satisfait pas, le devoir défend à Clarinda de faire davantage! Sylvander, je ne m'attends pas à être jamais heureuse ici-bas! Pourquoi ai-je été formée si susceptible d'émotions auxquelles je n'ose pas céder?[867]