Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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Le lendemain matin, les deux amants s'écrivirent chacun une lettre dans laquelle s'exprime l'état d'âme où ils se trouvaient. Celle de Burns est une fantaisie travaillée, sans beaucoup d'esprit et sans l'ombre de passion. Il prend un thème sur lequel il brode quelques variations. Ce n'est qu'une interminable et froide conjecture, où il imagine que la Fortune, qui a joué tant de mauvais tours à un pauvre poète écervelé, s'est avisée de lui donner le plus magnifique présent qu'elle ait jamais eu en sa possession, uniquement «afin de voir comment sa sotte tête et son sot cœur y résisteraient». Ou bien elle s'est dit peut-être qu'elle a fait un chef-d'œuvre et elle le lui a amené «pour lui donner cette immortalité qu'aucune femme d'aucun temps ne mérita davantage et que peu de rumeurs de ce temps-ci sont plus capables de conférer[861]». C'est insipide! Pas un mot qui ait un peu d'accent, pas un reflet de flamme.