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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)

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Une troisième entrevue eut lieu, le vendredi 18, pour laquelle elle lui recommande de venir à pied, quitte à s'en retourner en chaise à porteurs, parce que celles-ci sont si rares dans le voisinage que l'une d'elles exciterait l'attention, tandis que vers dix heures du soir tout le voisinage est endormi et qu'elle peut venir sans inconvénient[856]. C'est un coin de petite ville. Il semble que cette entrevue ait été celle des aveux. Les deux précédentes, avec quelques douceurs buissonnières, n'avaient été, pour l'un et pour l'autre des deux amants, qu'un voyage à travers le passé. Ils s'étaient raconté réciproquement leur histoire. C'étaient des heures rétrospectives, mêlées à des regrets de ne s'être pas rencontrés plus tôt. Ils arrivaient maintenant au présent, qui les réunissait gagnés l'un à l'autre par ce qu'ils avaient trouvé de commun dans leurs destinées antérieures. Clarinda lui a confié son long rêve d'une amitié masculine, faite de tendresse et de réserve. Elle a imprudemment peut-être ouvert son cœur. «Si elle osait en disposer—la soirée d'hier ne peut vous laisser embarrassé de deviner quel est l'homme à qui elle le donnerait[857].» Le lendemain, elle craint d'avoir été trop loin, d'avoir trop clairement parlé. «Je ne puis me rappeler quelques-unes des choses que j'ai dites sans un peu de peine[857].» Elle se sent isolée, elle voudrait voir de la société, elle est stupide, son cœur est endolori. Elle essaye de bannir ce malaise en se lançant dans de longues dissertations religieuses. On dirait qu'elle a besoin de sentir que son refuge et son soutien n'est pas loin et qu'elle veuille, en en parlant, le sentir plus près d'elle.

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