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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)

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Les lettres de Burns qui suivirent cette première entrevue sont de grandes déclamations à froid, pleines d'apostrophes, de déclarations voilées. Clarinda, qui ne manque pas de finesse, le raille un peu sur la durée de ses désespoirs. «Conservez bon espoir, Sylvander; l'éternité de vos souffrances d'amour sera terminée avant six semaines. Ce sont là des parjures «que les dieux permettent en souriant[851].» Elle lui parle avec beaucoup de sagesse et de raison. «Une partie de l'intérêt que vous prenez à moi est due à la pure nouveauté. Vous serez fatigué de notre correspondance avant de quitter la ville et vous ne prendrez pas la peine de m'écrire de la campagne. Sylvander, je voudrais que vous soyez marié heureusement, vous ne pouvez être heureux sans un tendre attachement. Le ciel vous dirige![852]» Ce sont là de sages paroles et de bons conseils. Et comme les allusions de Sylvander ont été trop vives et trop claires, elle le rappelle à l'ordre d'un ton presque sec: «Je ne puis et peut-être je ne devrais pas comprendre vos extravagances d'hier soir et vos remarques ambiguës à leur propos. Je suis votre amie, Sylvander, prenez garde que la vertu ne réclame le sacrifice même de l'amitié. Vous n'avez pas besoin de maudire le lien des lois humaines, quel est le bonheur que Clarinda goûterait à en être libérée?[853]» Il est clair que le trouble qui commence en son cœur n'a pas encore gagné la tête, et qu'elle reste encore la personne ferme et sensée qu'elle semble avoir été.

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