Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
Reading edition
Deux fois, je l'ai lue avec une grande attention. Quelques parties m'ont «dérobé mes larmes.» Avec Desdemona j'ai ressenti que «c'était pitoyable, que c'était merveilleusement pitoyable». Quand j'arrivai au paragraphe où il est question de lord Glencairn, j'éclatai en larmes. C'était ce délicieux trop plein du cœur, qui sort d'une combinaison des sentiments les plus doux. Rien ne lie davantage un esprit généreux que de lui témoigner de la confiance. Je l'ai toujours éprouvé. Vous semblez avoir eu l'intuition de ce trait de mon caractère, et c'est pourquoi vous m'avez confié vos fautes et vos folies. La description de votre première scène d'amour m'a ravie. Elle m'a rappelé l'idée de quelques circonstances tendres qui m'arrivèrent à la même période de la vie. Seulement, les miennes n'allèrent pas si loin. Peut-être, en retour, vous raconterai-je les détails quand nous nous verrons. Ah! mon ami, les premières émotions d'amour sont assurément les plus exquises. Dans les années plus mûres, nous pouvons acquérir plus de connaissances, de sentiment; mais rien de ceci ne peut donner les mêmes ravissements que les chères illusions de la jeunesse qui font battre le cœur. Comme la vôtre, la mienne était une scène rurale, ce qui ajoute encore à la tendre rencontre. Mais assez de ces souvenirs[849].