Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
Reading edition
Quand je vous verrai, il faudra que je vous gronde pour m'écrire d'une façon romanesque. Vous souvenez-vous que celle à qui vous parlez est une femme mariée, ou bien—comme Jacob,—voudriez-vous attendre sept années et, peut-être alors même, être déçu comme lui? Non! J'ai meilleure opinion de vous: vous avez trop de cette impétuosité qui accompagne généralement les nobles esprits. Pour parler sérieusement, on croirait, d'après votre style, que vous écrivez à quelque femme vaine et sotte, pour vous moquer d'elle—ou pis encore. J'ai trop de vanité pour l'attribuer au premier motif, et trop de charité pour admettre la pensée du second. Je le considère comme l'effusion d'un cœur bienveillant qui en rencontre un autre pareil à lui; je vous ai promis mon amitié: ce sera votre faute si jamais j'ai à la retirer[843].