Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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Elle était peut-être plus vive de cœur, lequel demeure plus personnel que l'esprit. Elle était de premier mouvement: «Vous vous trompez beaucoup quand vous énumérez la force d'âme parmi mes qualités. Je n'en ai même pas une part ordinaire; chaque passion fait de moi ce qu'elle veut et toute ma vie j'ai été guidée par l'impulsion du moment, mobile et faible[823].» Elle était portée à se donner tout entière et ardemment à ce qui l'occupait, apportant dans ses préférences une sorte de fougue. «Comme vous-même, je suis un peu enthousiaste. En religion et en amitié je suis tout à fait fanatique—peut-être pourrais-je l'être aussi en amour, n'était que tout ce qui m'est cher dans le ciel et sur terre me l'interdit[824].» Elle était très susceptible, prompte à ressentir très fortement et pour longtemps les intentions bonnes ou mauvaises. «Mes ressentiments sont vifs comme tous mes autres sentiments. Je sens très vivement la bonté et le mauvais vouloir. Le premier me lie à jamais. Mais je n'ai rien de l'épagneul dans ma nature; et le second me guérirait bientôt lors même que j'aimerais jusqu'à la folie[825].» Cela tenait sans doute à beaucoup d'amour-propre.