Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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À tout prendre, on peut affirmer que Burns n'a pas été ému par le spectacle de cette nature comme on aurait pu s'y attendre, et que ses impressions de paysage ont été bien inférieures à ses impressions historiques. C'est l'avis de ceux qui ont voyagé avec lui. Le Dr Adair, qui eut l'occasion de faire, peu de semaines après, un tour de quelques jours avec lui, dit: «Pendant une résidence d'environ dix jours à Harvieston, nous fîmes des excursions pour visiter différentes parties du paysage environnant, qui n'est inférieur à aucun autre en Écosse, en beauté, en sublimité et en intérêt romanesque, particulièrement le château de Campbell, ancienne résidence de la famille Argyle, la fameuse cataracte du Devon, appelée le bassin du Chaudron, et le Pont grondant, une seule arche large, jetée par le diable, si on en croit la tradition, à travers la rivière à environ cent pieds au-dessus de son lit. Je suis surpris qu'aucune de ces scènes n'ait évoqué un effort de la muse de Burns. Mais je doute qu'il ait eu un grand goût pour le pittoresque. Je me rappelle bien que les dames d'Harvieston, qui nous accompagnèrent dans cette promenade, montrèrent leur désappointement de ce qu'il n'ait pas exprimé en langage plus ardent et plus brillant ses impressions de la scène du bassin du Chaudron qui certainement est hautement sublime et presque terrible[796].» On peut à la vérité, opposer à cette déposition un passage de Walker qui a l'air de le contredire. «J'avais souvent, comme d'autres, éprouvé les plaisirs qui naissent d'un paysage sublime ou élégant, mais je n'avais jamais vu ces sentiments aussi intenses que chez Burns. Quand nous atteignîmes une hutte rustique sur la rivière de la Tilt, là où celle-ci est surplombée par un escarpement boisé d'où tombe une belle cascade, il se jeta sur un talus de bruyère et s'abandonna à un enthousiasme d'imagination tendre, perdu et voluptueux. Je ne puis m'empêcher de penser que c'est là peut-être qu'il a conçu l'idée des lignes suivantes, qu'il plaça plus tard dans son poème sur les Chutes de Bruar, lorsqu'il imaginait une combinaison d'objets semblable à celle qu'il avait maintenant sous les yeux.