Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV. (continued 2)
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Encore une fois, toutes ces pièces n'éclatèrent pas sur les lieux mêmes; mais les impressions d'où elles naquirent, y furent ressenties. Elles tombèrent alors dans l'âme du poète, puis, comme si le temps n'existait pas dans certaines profondeurs intellectuelles, frémirent un jour aussi vives, et trouvèrent, dans l'esprit du moment, des paroles et un rhythme. Des heures comme celles qu'il passa sur les pentes de Bannockburn et, à un moindre degré, sur la bruyère de Culloden, peuvent prendre place avec l'après-midi où il écrasa le nid de souris. En ces instants-là, dans l'âme ouverte par l'influence des souvenirs, de la nature, ou de la compassion humaine, une main divine jette des germes inaperçus qui seront un jour la richesse d'une vie et les fleurs d'un génie. Il avait raison de dire: «Mon voyage à travers les Hautes-Terres m'a véritablement inspiré et j'espère avoir amassé une bonne provision d'idées poétiques nouvelles[788]».