Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III.
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Cette même aventure allait exercer sur la vie de Burns une influence toute différente et non moins importante. À la suite de la rupture, son départ pour la Jamaïque, qui n'avait été qu'une offre, devint une résolution[294]. Désireux de s'expatrier à tout prix, il s'entendit avec un Dr Douglas pour aller être quelque chose comme un teneur de livres ou un gérant de propriétés[295]. Telle était la pénurie de Burns qu'il songea à s'engager comme matelot pour pouvoir faire le passage. Son ami et fidèle protecteur, Gavin Hamilton, lui donna le conseil, afin de se procurer l'argent nécessaire pour le voyage, de publier ses poésies par souscription. C'était un mode de publication fréquent au XVIIIe siècle. Il lui dit que son nom lui assurait assez de souscripteurs pour garantir le placement d'un nombre de volumes suffisant à laisser un petit profit. Ce serait pour payer son passage à bord d'un navire et se mettre en train là-bas, de l'autre côté des mers[296]. On a vu que Burns avait assez pris conscience de sa valeur pour qu'une proposition de ce genre ne l'étonnât pas. Il accepta et se mit sur le champ à distribuer à ses amis des circulaires de souscription. Il le fit avec beaucoup d'activité et, pendant tout ce lamentable mois d'avril, on le voit occupé à envoyer de droite et de gauche une petite feuille imprimée qui portait: