Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III.
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Pendant ces quelques semaines, Burns souffrit beaucoup. Cependant, tant que le papier n'était pas détruit, il y avait un lien entre Jane et lui. Quand il apprit qu'on avait découpé leurs deux noms du contrat, il en reçut un coup terrible. Il écrivait le lendemain du jour où il en fut informé: «À propos, le vieux Mr Armour a persuadé à Mr Aiken de mutiler ce malheureux papier, hier. Le croiriez-vous? Bien que je n'eusse ni un espoir, ni même un désir de la faire mienne après sa conduite, cependant, quand il me dit que les noms étaient coupés du papier, mon cœur mourut en moi; il me coupa les veines avec cette nouvelle. Que la perdition saisisse la fausseté de cette femme[266]». Une scène cruelle[267]: le vieux maçon, dur et vindicatif, annonçant lui-même à Burns qu'on a mutilé le contrat, lui donnant des détails, qui sait? les inventant, mentant peut-être; et Burns, chez lequel les palpitations et les bonds du cœur étaient désordonnés, effrayants, bouleversé, défaillant, et, avec son orgueil, essayant de cacher sa torture. À partir de ce moment, il changea sa signature; cette lettre est paraphée: «Burns» au lieu de Burness; comme s'il voulait laisser à jamais derrière lui ce nom qu'on avait pris en vain. Il ne le reprit plus[268]. En même temps, pour rendre la séparation des amoureux plus définitive et éviter les scènes qui auraient pu amener une entente, le père Armour envoya sa fille à Paisley, chez un oncle, charpentier là-bas[269]. Toutes ces émotions, les scènes entre les deux amants, l'engagement, l'aveu de Jane chez elle, la rupture, le départ sont contenus dans quelques semaines, depuis la fin de février jusqu'à la fin de mars 1786.