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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III.

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Le prêtre qui avait humilié ce jeune paysan ne s'était pas douté de l'ennemi qu'il préparait au clergé. Tout frémissant de colère sur l'escabeau, Burns s'était juré de se venger et la première occasion ne se fit pas attendre. Il arriva, avant la fin de l'année, que deux des principaux ministres du parti de Auld Light, un révérend Moodie qui était ministre de Riccarton et l'énorme John Russell de Kilmarnock se querellèrent à propos des limites de leurs paroisses. Ils portèrent le cas devant le presbytère d'Irvine, et là, dans une séance publique qui avait attiré tout le pays des alentours et Burns parmi beaucoup d'autres, les deux révérends, jusqu'alors amis, apportant dans leurs invectives la violence de leurs sermons, s'insultèrent grossièrement en face de leurs partisans consternés et de leurs adversaires amusés[218]. Burns était à l'affût. Aussitôt il composa sa première satire: Les deux Pasteurs ou la Sainte Bagarre, histoire étrangement triste. Il les comparait, avec des détails qui poursuivaient la comparaison jusque dans ses dernières allusions, à deux bergers dont les troupeaux, pendant qu'ils se querellaient, étaient exposés à tous les dangers.

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