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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III.

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«Je pesai mes productions aussi impartialement que cela m'était possible; je pensais qu'elles avaient du mérite; ce m'était une délicieuse idée qu'on dirait de moi que j'étais un garçon de talent, même si cela ne devait jamais arriver à mes oreilles, quand je serais un pauvre conducteur de nègres, ou peut-être parti pour le monde des esprits, victime d'un climat inhospitalier. Je puis dire avec vérité que, pauvre inconnu[326], comme je l'étais alors, j'avais à peu près une aussi haute opinion de moi-même et de mes œuvres que je l'ai en ce moment.... Me connaître moi-même avait toujours été ma constante étude. Je me pesais moi-même seul; je me mettais en balance avec d'autres; je guettais tous les moyens d'observation, examinant quelle surface de terrain j'occupais comme homme et comme poète; j'étudiais assidûment le dessin de la nature, les endroits où elle semblait avoir voulu placer les différentes ombres et les lumières de mon caractère. J'étais à peu près certain que mes poèmes obtiendraient quelque applaudissement; à mettre les choses au pis, le grondement de l'Atlantique assourdirait la voix de la critique et la nouveauté des scènes des Indes occidentales, me ferait oublier l'Indifférence[327].»

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