← Table of contents
Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III. (continued 2)

Reading edition

Cet échec fut une déception pour Burns qui avait peut-être vu, dans une seconde édition, le moyen de reculer ou d'éviter son départ. Son esprit y fut forcément ramené et plus que jamais il se crut sur le point de quitter son pays. En revenant d'une visite qu'il avait faite à Mr Lawrie, probablement pour le remercier, «je composai, dit-il, la dernière chanson que je devais écrire en Calédonie». Son esprit était assombri et la description des circonstances dans lesquelles il avait fait ce suprême adieu est peut-être plus frappante que le poème lui-même: «Il avait pris congé de la famille du Dr Lawrie, après une visite qu'il pensait être la dernière, et pour s'en retourner chez lui, il avait à traverser une vaste étendue de moors solitaires. Son esprit était fortement affecté de quitter pour toujours une scène où il avait goûté tant de plaisirs d'une sociabilité élégante, et attristé par l'aspect sombre de son avenir qui faisait un contraste. L'aspect de la nature était en harmonie avec ses sentiments; c'était un soir sombre et lourd à la fin de l'automne. Le vent s'était levé et sifflait à travers les roseaux et les longues herbes qu'il faisait plier. Les nuages couraient chassés dans le ciel, et par intervalles, de froides averses cinglantes ajoutaient le déconfort du corps à la tristesse de l'âme[364].» C'est dans cet état d'âme qu'il composa ces derniers vers:

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings