Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE III. (continued 2)
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«Ses manières étaient alors, comme elles continuèrent toujours de l'être ensuite, simples, viriles et indépendantes. Elles exprimaient la conscience de son génie et de sa valeur, mais sans rien qui indiquât la forfanterie, l'arrogance ou la vanité. Il prenait sa part dans la conversation; mais pas plus qu'il ne lui appartenait et écoutait avec une attention et une déférence visibles, quand il s'agissait de sujets sur lesquels son éducation le privait de moyens d'information. S'il y avait eu un peu plus de douceur et d'accommodement dans son caractère, il aurait encore été, je le pense, plus intéressant. Mais il avait été accoutumé à faire la loi dans le cercle de ses connaissances ordinaires, et sa crainte de tout ce qui approchait de la bassesse et de la servilité rendait sa manière d'être un peu décidée et dure. Rien peut-être n'était plus remarquable, parmi ses divers talents, que l'aisance, la précision et l'originalité de son langage, quand il parlait en compagnie. Cela était d'autant plus remarquable qu'il visait à la pureté dans son tour d'expression, et évitait, avec plus de souci que la plupart des Écossais, les particularités de la phraséologie écossaise[355].»