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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE II.

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Il tint peut-être alors à peu de chose que cette agitation ne se fixât et que le calme ne grandît dans sa vie. «Comme toutes ces relations, dit Gilbert, en parlant de ses intrigues, étaient gouvernées par les règles les plus strictes de la vertu et de la modestie—desquelles il ne dévia jamais jusqu'à ce qu'il eût atteint sa vingt-troisième année—il devint anxieux d'être en situation de se marier[84].» Il y avait, dans une famille qui habitait sur les bords du Cessnock, petite rivière qui va rejoindre l'Irvine, une jeune fille qui s'appelait Ellison Begbie. Elle y servait en qualité de domestique, comme beaucoup de filles de fermiers. Son père était lui-même fermier à Galston, près de Kilmarnock. C'est sur elle que Burns avait jeté les yeux et fixé son choix. Ce n'était pas une beauté, semble-t-il, mais elle avait un charme particulier et une sorte d'attrait vif que la beauté a rarement. Dans la chanson qu'il a écrite sur elle, on devine, à travers les comparaisons dont elle se compose, un visage vermeil, tout riant de couleurs fraîches et vives, des cheveux fins et châtains, un sourire où éclate la blancheur des dents. Mais, le refrain est: «ses deux yeux brillants et malicieux», comme s'ils étaient en effet le trait principal de cette physionomie mobile, ouverte et charmante de gaîté. Avec cela une grâce spirituelle faite d'enjouement et de malice.

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