Note 313 — DES SOURCES DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DU MEXIQUE ET DE L’AMÉRIQUE CENTRALE, ETC., DANS LES MONUMENTS ÉGYPTIENS ET DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DE L’ÉGYPTE DANS LES MONUMENTS AMÉRICAINS; Introduction à la Relation des choses de Yucatan. (continued 2)
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À propos de ces recherches, quelques amis nous ayant témoigné la crainte qu’elles ne vinssent à se trouver en opposition avec la Bible, au sujet de la tradition du déluge universel, nous avons répondu ce que d’autres avaient dit avant nous: que la Bible, comme la vérité, ne pouvait que gagner aux recherches scientifiques, de quelque nature qu’elles pussent être. En ce qui concerne le déluge, nous dirons que l’Église n’a pas plus décidé cette question que celle de la chronologie. Rappelons à ceux dont la conscience pourrait s’alarmer, que la Congrégation de l’Index ayant été réuni à Rome en 1686, à propos du livre de Vossius, intitulé Dissertatio de vera ætate mundi, le docte Mabillon invité à donner son avis, soutint que l’opinion émise par le savant hollandais, sur ce que le déluge n’avait pas été universel, peut être acceptée ou au moins tolérée, comme ne contenant aucune erreur capitale contre la foi, ni contre les bonnes mœurs: «Principio hæc opinio nullatenus continet errorem capitalem, neque contra fides, neque contra bonos mores. Itaque tolerari potest et criticorum disputationi permitti.» Tel fut l’avis de Mabillon. La congrégation, composée de neuf cardinaux, d’un grand nombre de prélats et de religieux éminents, et du maître du Sacré Palais, l’écouta avec une grande admiration et s’en tint à la décision du savant bénédictin français. Voir pour plus de détails les Ouvrages posthumes de Don Mabillon, Paris, 1724, pag. 59, 61, etc. Aussi la Vie de Don Mabillon, par Don Ruinart, Paris, 1709, page 127; la Correspondance inédite de Mabillon et de Montfaucon, par Valery, tome 1, p. 213. Je dois les détails de cette note à l’obligeance de M. Schæbel, savant allemand, résidant à Paris.