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Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa

Note 276 — DES SOURCES DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DU MEXIQUE ET DE L’AMÉRIQUE CENTRALE, ETC., DANS LES MONUMENTS ÉGYPTIENS ET DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DE L’ÉGYPTE DANS LES MONUMENTS AMÉRICAINS; Introduction à la Relation des choses de Yucatan. (continued 2)

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«Parmi les arts que nous avons appris des Américains, ou que nous aurions pu en apprendre, nous rangerons celui de donner au cuivre une trempe aussi dure que celle de l’acier et d’en faire des haches excellentes et d’autres instruments tranchants. C’est un secret qui nous est totalement inconnu. Le comte de Caylus examina une de ces haches en France et la jugea de la plus haute antiquité; parce qu’elle était semblable aux anciens ouvrages analogues de la Grèce. Ils savaient aussi donner au cuivre un poli qui réfléchissait parfaitement les images des objets et servait de miroir. C’était l’espèce des miroirs communs; car ceux des femmes de la cour étaient d’argent.... Ils mêlaient aussi l’or au cuivre et donnaient à ce métal mixte une trempe assez dure pour en faire des haches de bon usage. Oviedo nous apprend, dans son Histoire générale, que parmi les présents que les Indiens apportèrent au port Saint-Antoine, il y avait trente-six haches de métal mêlé d’or et de cuivre. L’ancien Ulloa dit avoir observé, dans le Journal de Colomb, que lorsqu’il arriva à la terre ferme d’Amérique (ou continent), que certainement il découvrit avant Vespuce, il y avait parmi ces peuples des rasoirs et autres instruments faits de bon cuivre, c’est-à-dire bien trempés.» (Carli, loc. cit.) «L’art de tremper le cuivre, ajoute l’annotateur, connu des Grecs et des Romains, se conserva en Occident jusqu’à la prise de Constantinople.» Voyez Art des siéges, par M. Joly de Maizeroy, 1778, page 4.—Je possède plusieurs haches de cuivre mêlé d’or et de bronze, trouvées dans des tombeaux américains, et un masque en bronze admirablement fondu, le seul objet de ce genre qui existe en Europe. Un membre de l’Institut fort distingué, M. Rossignol, a publié Sur les métaux dans l’antiquité, etc., un ouvrage remarquable de recherches et d’érudition. Mais il en eût doublé l’intérêt, s’il y avait ajouté quelque chose de l’art métallurgique des Américains, si analogue à celui de l’antiquité classique. Les détails à ce sujet dans les auteurs espagnols sont aussi curieux que nombreux et intéressants. B. de B.

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