Note 20 — JOHN RUSKIN (continued 2)
Marguerite Paris translation
Rien ne prouve mieux la dégénérescence du puritanisme moderne que l'incapacité où il est de comprendre les admirables portraits que Scott nous a laissés des Covenantaires. Rien que dans les Puritains, il y en a quatre d'absolument parfaits: le plus typique, Elspeth, pure et sublime; le second, Ephraïm Macbriar, qui met en lumière le côté le plus connu du caractère: l'exagération et la folie ascétique; le troisième, Mause, si vivant, qui prête un peu à rire, mais qui est si absolument sincère et pur. Enfin le dernier, Balfour, d'un si puissant intérêt, où se révèle la foi puritaine dans toute sa sincérité, greffée sur une disposition naturellement cruelle et basse. Si l'on ajoute à ces quatre portraits, dans ce seul roman, ceux du Heart of Midlothian et ceux de Nicol Jarvie et d'Andrew Fairservice dans Rob Roy, on aura une série d'analyses théologiques qui dépassent de beaucoup en portée philosophique tout ce qui a jamais été écrit, à ma connaissance, à n'importe quelle époque.